Posts tagged: Dossiers

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

Le mouvement Renaissance

C’est en Italie que se développe au milieu du XIVe siècle un mouvement culturel, la Renaissance. Ce tournant décisif, qui marque la scission entre le Moyen Age et les temps modernes, est fortement influencé par l’Humanisme et la Réforme. Il se présente comme une réflexion sur les arts classiques de l’Antiquité grecque et romaine et se manifeste par un intérêt accru pour des poètes depuis longtemps oubliés et un enthousiasme pour la sculpture et les innombrables vestiges d’architecture. Lire la suite »

Le style gothique international

Le style gothique international

Un style homogène dans toute l’Europe occidentale

Les années 1380 à 1450 approximativement, sont marquées par un style que l’on a appelé « gothique international » en raison de la proximité de caractères qu’y présente l’art des différentes régions pourtant parfois fort éloignées, de l’Europe occidentale. Art brillant qui plie les formes au rythme d’une écriture souple, qui privilégie les courbes, le raffinement des couleurs et des attitudes, le gothique international est un art de cour, témoin du goût d’une société princière pour les fastes et le cérémonial. Lire la suite »

La Renaissance nordique

La Renaissance nordique

La Renaissance dans les pays du Nord

Dans les processus complexe de renouvellement des formes et des thèmes iconographiques, que l’on désigne par l’expression un peu approximative de « Renaissance nordique », deux régions font figure de pionnières dans le vaste ensemble constitué par le Saint Empire, qui s’étend de la Prusse à l’Italie du Nord et des Pays-Bas à la Bohème : la Flandre et l’Allemagne du sud-ouest (Alsace, nord de la Suisse, Souabe et Franconie). Des villes nombreuses, prospères, dans lesquelles l’influence de l’humanisme est prépondérante, dont les relations maritimes ou terrestres avec l’Italie sont déjà anciennes et qui jouissent d’un riche passé artistique, vont être les lieux privilégiés du changement. Lire la suite »

Cosmè Tura

Cosmè Tura

L’école des maîtres de Ferrare

L’école de Ferrare ou l’Atelier de Ferrare (Officina ferrarese) appelée ainsi par Roberto Longhi (1890-1970) considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs de la peinture italienne du XIVe au XIXe siècle, est une école singulière. Sa croissance en tant qu’extraordinaire laboratoire formel d’élaboration et de pensée artistique fait de cette cité un cas unique. L’école de Ferrare naît auprès de la maison d’Este, qui soutient les arts dès le XVe siècle. Lire la suite »

Les Primitifs flamands : la naissance d’un réalisme pictural

Les Primitifs flamands : la naissance d’un réalisme pictural

La naissance d’un réalisme pictural

Pendant le XVe siècle, la Flandre attirait les meilleurs peintres des anciens Pays-Bas. La vie dans les villes flamandes offrait un climat propice à la production artistique. Le clergé lettré, les communautés religieuses, les princes, les hauts fonctionnaires et les riches amateurs passaient de nombreuses commandes. Le peuple comprenait et appréciait l’art sincère et probe. C’est un échevin de Gand qui paya l »Agneau Mystique » des Van Eyck, et, aux jours de fête, lorsque le retable était ouvert, le public affluait en si grand nombre, rapporte un ancien chroniqueur, qu’il ressemblait à un essaim d’abeilles autour d’une ruche. On ne parlait pas d’urbanisme ; mais la ville, avec ses rues irrégulières aux pignons pittoresques, avec ses places publiques ornées d’édifices harmonieux, constituait un cadre réellement artistique. Lire la suite »

Giotto et continuateurs

Giotto et continuateurs

La peinture à fresque

La peinture à fresque est une technique rapide. Le travail préparatoire, la pensée artistique qui soutient l’œuvre, l’exécution des dessins préliminaires, tout cela prenait du temps, mais la rapidité d’exécution dépendait des vingt-quatre heures, de quelques jours tout ou plus, pendant lesquels l’intonaco (le plâtre) demeurait assez humide pour absorber la peinture. Lorsqu’il avait séché, on pouvait encore appliquer des touches de surface à secco (à sec), mais on savait qu’elles étaient moins durables que la couche de peinture initiale. Lire la suite »

Venise, la peinture du Trecento

Venise, la peinture du Trecento

La peinture vénitienne

Venise constitue un monde différent au sein de la Renaissance italienne, période qui commença au milieu du XIVe siècle – après l’ »âge sombre » décrit par Pétrarque, s’étendant de l’Antiquité à sa propre époque -, et s’acheva dans la seconde moitié du XVIe siècle, au moment de la Contre-Réforme. Sur le plan intellectuel, la Renaissance se définissait par un courant humaniste : un programme d’éducation laïque comprenant l’étude des langues et de la littérature classiques : « studia humanitatis ». Sur le plan artistique, un style nouveau se formait à partir du modèle classique, cherchant comme lui un équilibre harmonieux entre idéal et nature. La peinture vénitienne a pour objet la couleur, la lumière, l’espace, alors que la forme y reste une préoccupation secondaire. Lire la suite »

L’école de Fontainebleau et la Renaissance en France

L’école de Fontainebleau et la Renaissance en France

Les derniers Valois et l’école de Fontainebleau

De Charles de Valois, qui sera Philippe VI (1293-1350) à Henri III (1551-1589), le long règne des Valois à donné à la France des grands mécènes qui favoriseront le développement de l’art. C’est au cours des guerres d’Italie, menées par Charles VIII dès 1494, poursuivies par Louis XII et François Ier, que les rois de France découvrirent la civilisation italienne de la Renaissance et ses réalisations très différentes du style gothique. Lire la suite »

Le Trecento : l’éclosion de la Renaissance

Le Trecento : l’éclosion de la Renaissance

Un nouveau langage formel

À la fin du XIIIe siècle et au XIVe siècle, l’Italie joue dans l’évolution des arts visuels un rôle décisif, lui permettant d’acquérir dans le domaine de la peinture la même prédominance internationale que la France du XIIIe siècle a acquise en architecture. Dès les années 1280-1290 – soit un siècle plus tôt que les autres pays d’Europe -, les prémices de la Renaissance s’annoncent en Italie centrale – en Toscane, au Latium, en Ombrie. Une métamorphose picturale déclenche un processus irréversible : la rupture avec Byzance. Lire la suite »

Le style maniériste

Le style maniériste

La « maniéra » italienne

De 1515-1520 à 1575-1580 environ, la peinture italienne prend une forme très particulière, appelée par la suite Maniérisme. Le terme « maniera », d’où découle « maniérisme » (manierismo) en italien, semble généralement employé dans la littérature artistique du XVIe siècle. Dans la troisième partie des « Vies » de Vasari, des expressions comme « maniera moderna » désignent expressément l’art des artistes de la Renaissance, de Léonard de Vinci à Raphaël, et jusqu’à Michel-Ange qui « surpasse et domine tous ceux qui ont presque déjà triomphé de la nature, mais ceux-là mêmes, très célèbres artistes de l’Antiquité, qui la surmontèrent indubitablement si admirablement ». Cette exaltation de la « maniera moderna » supérieure aux modèles de l’Antiquité et à la nature elle-même, reflète une nouvelle conception de l’imitation artistique (imitation non plus des œuvres de la nature, mais de celles des maîtres). Lire la suite »

La peinture siennoise : Duccio di Buoninsegna

La peinture siennoise : Duccio di Buoninsegna

Sienne la gothique

Mythiquement fondée par Senius, fils de Remus, Sienne est la cité de la Louve et de ses jumeaux. La position privilégiée qu’occupe la ville la destinait au Haut Moyen Age à tomber sous la domination de différents maîtres et ce n’est qu’en 1147 que l’Empereur a reconnu à la commune de Sienne le droit à un pouvoir politique propre. C’est à cette époque que la rivalité entre Sienne et Florence commença. Lire la suite »

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