Posts tagged: fresques

Le rococo à Venise

Le rococo à Venise

Splendeur et décadence de la Sérénissime

Venise au XVIIIe siècle connaît un âge d’or paradoxal : appauvrie par le déplacement des routes commerciales, affaiblie par l’érosion de ses territoires, à sa décadence politique s’oppose une exceptionnelle floraison littéraire, musicale, théâtrale et artistique : pendant quelques décennies la Sérénissime devient une capitale de la culture européenne, qui impose ses modèles à tout le continent. Lire la suite »

Le grand style romain

Le grand style romain

La peinture baroque

Le terme baroque désigne un parti formel qui s’impose en Italie et en Europe au XVIIe siècle. Les précurseurs stylistiques immédiats du baroque sont la Renaissance et le Maniérisme. Le style baroque s’oppose à des tendances qui caractérisaient l’art de la Renaissance : règles de proportions classiques, harmonie des volumes, des lumières et des couleurs. Lire la suite »

Fra Angelico

Fra Angelico

Guido di Pietro, dit Fra Angelico

Vraisemblablement né dans les dernières années du XIVe siècle, dans un village du Mugello, au nord-est de Florence, mort à Rome en 1455, est documenté comme peintre à Florence dès 1417. À cette datte, on relève déjà son nom en tant que peintre dans le registre de la Compagnie Saint-Nicolas au Carmine. Entre 1418 et 1423, il entre chez les dominicains. Toute sa vie, il demeure rattaché au couvent San Domenico de Fiesole. Son nom de religion est « frère Jean de Fiesole », mais la postérité a retenu l’épithète d’ »angélique » qu’un poète humaniste lui a décerné peu après sa mort. Lire la suite »

La peinture narrative à Florence au Quattrocento

La peinture narrative à Florence au Quattrocento

Les grands peintres narrateurs

Après le départ définitif de Piero della Francesca de Florence, vers 1440, la peinture et l’architecture florentine subissent l’effet de la disparition de la première génération des grands inventeurs, entre 1460 et 1470. La ville reste toutefois un foyer artistique dynamique grâce à l’activité permanente des illustrateurs dont les œuvres, nombreuses et divertissantes, semblent s’inscrire dans la tradition populaire des romans courtois. Le sens du récit qui était apparu chez Pesellino s’épanouit avec Benozzo Gozzoli, Alesso Baldovinetti et trouve son aboutissement dans les réalisations de Domenico Ghirlandio. Lire la suite »

Andrea Mantegna, peintre de cour

Andrea Mantegna, peintre de cour

L’art du prince

Pendant plus de quarante ans, Mantegna occupe la place de peintre de cour à Mantoue. Il servira successivement trois marquis de la dynastie des Gonzaga : Ludovico jusqu’en 1478, son héritier Federico qui meurt peu après en 1484, puis son petit-fils Francesco, époux d’Isabelle d’Este. Cette situation détermine le style des commandes princières que caractérisent une exécution particulièrement soignée, des compositions raffinées, l’usage des matériaux les plus précieux et de la meilleure qualité. Lire la suite »

Jules Romain à Mantoue

Jules Romain à Mantoue

Giulio Romano ou Jules Romain

Giulio Pippi (1499-1546), surnommé Romano parce qu’il est né à Rome fut le plus accompli et le plus fidèle des élèves de Raphaël, collaborant aux Loges, aux Stanze (Chambres) et à la loggia de la Farnesina. En 1521, il hérita de ses biens et de ses dessins avec Gianfrancesco Penni et poursuivit les chantiers engagés, après la mort du maître. Mais il a déjà une activité architecturale propre : villa Lante sur le Janicule (1521-1524, 1530 pour le décor), palais Maccarini (1522-1529), sa propre maison (détruite). En 1524, à l’invitation de l’homme de lettres Baldassare Castiglione, il va s’établir à Mantoue, où il devient le « metteur en scène » de la dernière époque de l’art de cour de la Renaissance en Italie. Lire la suite »

Giotto et continuateurs

Giotto et continuateurs

La peinture à fresque

La peinture à fresque est une technique rapide. Le travail préparatoire, la pensée artistique qui soutient l’œuvre, l’exécution des dessins préliminaires, tout cela prenait du temps, mais la rapidité d’exécution dépendait des vingt-quatre heures, de quelques jours tout ou plus, pendant lesquels l’intonaco (le plâtre) demeurait assez humide pour absorber la peinture. Lorsqu’il avait séché, on pouvait encore appliquer des touches de surface à secco (à sec), mais on savait qu’elles étaient moins durables que la couche de peinture initiale. Lire la suite »

Fresquistes de Sienne : Simone Martini, frères Lorenzetti

Fresquistes de Sienne : Simone Martini, frères Lorenzetti

La peinture siennoise

Florence et Sienne furent rivales avec une égale énergie. Gothique, Sienne conserve encore la conque de sa grand-place ceinte de palais crénelés aux arcs d’ogives. Foyer pictural particulariste, son École précède celle de Florence et se développe parallèlement à elle. La douceur siennoise fait paraître sec l’art des continuateurs de Giotto. Longtemps attribué à Cimabue, le retable de Duccio di Buoninsegna, pour Santa Maria Novella, date de 1285 et sa « Vierge en Majesté » fut inaugurée en 1310. Sienne exprime les lois de son peuple dans des fresques qui contribuent à traduire son sens civique. Lire la suite »

Les fresques de Masolino et Fra Angelico

Les fresques de Masolino et Fra Angelico

Masolino da Panicale et la tradition courtoise

Masolino da Panicale (Tommaso di Cristoforo Fini) Panicale di Valdarno 1383 – Florence 1440. On connaît peu de chose sur sa formation, même si l’influence exercée sur lui par Ghiberti est indiscutable. Il travailla à Florence, où il collabora avec Masaccio ; en 1425 il fut invité à la cour de Hongrie. Présent à Rome entre 1425 et 1428, en 1435 il était à Castiglione Olona, où il peignit à fresque le baptistère et la collégiale. Malgré le voisinage opprimant de génie révolutionnaire de Masaccio, l’on voit que Masolino n’en continuait pas moins à peindre selon la tradition d’un monde courtois dans des tons harmonieux et doux (vert, rose et havane) d’une fraîcheur printanière. Lire la suite »

Fresques de Paolo Uccello et Benozzo Gozzoli

Fresques de Paolo Uccello et Benozzo Gozzoli

Architectures d’Uccello dans les fresques de Prato

L’architecture qui apparaît dans l’œuvre d’Uccello (Pratovecchio, Arezzo 1397 – Florence 1475) n’appartient pas au domaine du projet, ni à celui de l’architecture comme phénomène culturel. Elle ne relève pas de la projection, dans le tempo rapide de la peinture, de ce débat architectonique qui imprime sa marque à nombre d’architectures peintes de l’époque, de la « Trinité » de Masaccio à l’École d’Athènes » de Raphaël, pour se limiter aux exemples les plus illustres. L’architecture de Paolo est un repère nécessaire pour orienter le milieu spatial où se déroulent ses « histoires » : Lire la suite »

Piero della Francesca : Histoire d’une synthèse

Piero della Francesca : Histoire d’une synthèse

Voyage en Romagne et rencontre avec Alberti

Piero della Francesca, (Arezzo 1416/17 – 1492). Si l’on exclut un épisode de ses débuts (sa collaboration à Florence avec Domenico Veneziano), le parcours de Piero della Francesca s’est déroulé hors du milieu florentin, entre son bourg natal de Borgo San Sepolcro, Arezzo, la cour des Malatesta à Rimini, celle des Este à Ferrare (de ce voyage, il ne reste pas trace d’œuvres, mais diverses sources mentionnent pourtant des fresques), et celle des Montefeltro à Urbino et Pérouse. En 1451 l’artiste est à Rimini, où il signe la fresque représentant « Sigismond Pandolfo Malatesta devant saint Sigismond », dans l’église San Francesco. Lire la suite »

Fresquistes florentins : Domenico Ghirlandaio

Fresquistes florentins : Domenico Ghirlandaio

Domenico Ghirlandaio (Florence 1449-1494)

Domenico Ghirlandaio (Domenico di Tommaso Bigordi), il tire son nom de l’activité de son père, orfèvre, qui créait des guirlandes pour les coiffures des dames. Après une période d’apprentissage dans l’atelier de son père, au début de son activité de peintre, il se rapprocha de la manière d’Alesso Baldovinetti. Avec ses frères David et Benedetto et son beau-frère Sebastiano Mainardi, il organisa un atelier très actif qui lui permit de s’imposer à Florence. Apprécié par les plus grandes familles florentines, il réalisa de nombreux cycles peints. Lire la suite »

Fresques de Luca Signorelli et Sandro Botticelli

Fresques de Luca Signorelli et Sandro Botticelli

Luca Signorelli

Luca Signorelli (Cortone vers 1445-1523), fils du peintre Egidio di Ventura Signorelli, le jeune Luca fait son apprentissage auprès de Piero della Francesca à Urbino. Sans doute a-t-il également recueillit les conseils du Florentin Andrea del Verrocchio, dans l’atelier duquel passèrent Léonard de Vinci, Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio, Lorenzo di Credi et Pietro Perugino. C’est en tant qu’assistant du Pérugin que Luca Signorelli réalise à la chapelle Sixtine sa première œuvre attestée, « Testament et mort de Moïse ». Lire la suite »

L’école de Fontainebleau et la Renaissance en France

L’école de Fontainebleau et la Renaissance en France

Les derniers Valois et l’école de Fontainebleau

De Charles de Valois, qui sera Philippe VI (1293-1350) à Henri III (1551-1589), le long règne des Valois à donné à la France des grands mécènes qui favoriseront le développement de l’art. C’est au cours des guerres d’Italie, menées par Charles VIII dès 1494, poursuivies par Louis XII et François Ier, que les rois de France découvrirent la civilisation italienne de la Renaissance et ses réalisations très différentes du style gothique. Lire la suite »

L’œuvre murale du Pérugin et Pinturicchio

L’œuvre murale du Pérugin et Pinturicchio

Le Pérugin et la manière douce

Appelé « le Pérugin » parce qu’il est né dans une petite ville dépendant de Perugia (Città della Pieve), Pietro Vanucci (vers 1445/50-1523), s’est formé à Arezzo, auprès de Piero della Francesca, puis à Florence dans l’atelier de Verrocchio. Il joue un rôle prépondérant dans la décoration de la Sixtine : il y réalise six fresques, dont la « Remise de Clefs à saint Pierre ». Il dirige ensuite un important atelier à Florence. Lire la suite »

L’œuvre murale de Raphaël

L’œuvre murale de Raphaël

Raphaël

Raffaello Sanzio, dit Raphaël, (Urbino 1483 – Rome 1520) est l’artiste moderne qui ressemble le plus à Phidias. Les Grecs eux-mêmes disent que ce dernier n’a rien inventé, mais qu’il a porté toutes les formes d’art créés par ses prédécesseurs à un tel degré de perfection, qu’il atteint l’harmonie pure et parfaite. Cette expression « harmonie pure et parfaite » exprime, en réalité, mieux que toute autre ce que Raphaël apporte à l’art italien. Au Pérugin, il emprunte les grâces plutôt fragiles et la douce limpidité de l’école ombrienne qui s’éteint avec lui. Lire la suite »

Paolo Veronese

Paolo Veronese

Véronèse : entre Vérone et Venise

Paolo Caliari dit Véronèse, fils de Gabriele, tailleur de pierres (ce qui peut expliquer son goût pour l’architecture) est né à Vérone en 1528. Au début du XVIe siècle, Vérone était l’une des principales villes de la Sérénissime République, mais contrairement aux autres cités, elle disposait, du point de vue artistique, d’une plus large indépendance par rapport à la capitale. Elle représentait un centre autonome plein de vitalité où se côtoyaient des cultures variées. D’une part des modèles archaïsants dans la lignée traditionnelle allant de Mantegna à Bellini et à Giorgione ; d’autre part, on y trouvait des artistes qui avaient pleinement adhéré à la culture maniériste, comme Domenico Brusasorci, Battista Agnolo del Moro et Paolo Farinati. Lire la suite »

Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine

Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine

Michelangelo Buonarroti, Michel-Ange (1475-1564)

Michelangelo Buonarroti, Michel-Ange naquit le 6 mars 1475 à Caprese, en Toscane. C’était le fils d’un modeste fonctionnaire. Il passa son enfance à Florence même, et, hors de la ville, dans une maison de campagne qui appartenait à ses parents. Sa famille, de vieille souche, faisait partie d’une des classes les plus élevées de la ville ; ce qui fut pour Michel-Ange, pendant de nombreuses années, un motif de grand fierté. Fidèle à l’idéal platonicien, il ne se maria jamais, il mena une existence des plus simples, et, contrairement aux autres artistes de son temps, il ne fut jamais avide de richesses. Son père et ses quatre frères furent longtemps à sa charge. La mélancolie était un trait important de son caractère, Michel-Ange était un homme aussi très solitaire. Lire la suite »

Sixte IV Della Rovere

Sixte IV Della Rovere

Sixte IV, (pape de 1471 à 1484)

Le pontificat de Sixte IV est d’une importance décisive pour la ville. D’origine ligure, appartenant à l’ordre franciscain conventuel, Francesco della Rovere a 57 ans lorsqu’il est élu pape, le 10 août 1471. Durant les treize années de son pontificat, la peinture, à Rome, atteint des sommets avec les œuvres de Melozzo da Forli et la décoration des murs peints à fresque dans la chapelle Sixtine, la plus célèbre entreprise artistique du nouveau pape. Lire la suite »

Jules II Giuliano della Rovere

Jules II Giuliano della Rovere

Jules II, pape de 1503 à 1513

Le conclave qui suit la mort de Pie III Todeschini Piccolomini s’ouvre la veille de la Toussaint. C’est un des plus courts de l’histoire de l’Eglise. Trois heures après le coucher du soleil, en ce 31 octobre 1503, les trente-huit cardinaux présents élisent le doyen du Sacré Collège, Giuliano della Rovere, neveu de Sixte IV, qui attend ce moment depuis près de vingt ans. Lire la suite »

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