Posts tagged: peinture

Le Rococo, un art du XVIIIe siècle

Le Rococo, un art du XVIIIe siècle

Les origines du rococo

Le terme rococo dérive de « rocaille » pour désigner un type de décoration, avec des coquillages et de petites pierres, de grottes et de pavillons pour les jardins. Après le déclin du mouvement baroque, cette nouvelle tendance artistique née en France dans les dernières années du règne de Louis XIV, s’affirma au cours du règne de Louis XV et se diffusa également dans le reste de l’Europe. Lire la suite »

Le rococo à Venise

Le rococo à Venise

Splendeur et décadence de la Sérénissime

Venise au XVIIIe siècle connaît un âge d’or paradoxal : appauvrie par le déplacement des routes commerciales, affaiblie par l’érosion de ses territoires, à sa décadence politique s’oppose une exceptionnelle floraison littéraire, musicale, théâtrale et artistique : pendant quelques décennies la Sérénissime devient une capitale de la culture européenne, qui impose ses modèles à tout le continent. Lire la suite »

Le grand style romain

Le grand style romain

La peinture baroque

Le terme baroque désigne un parti formel qui s’impose en Italie et en Europe au XVIIe siècle. Les précurseurs stylistiques immédiats du baroque sont la Renaissance et le Maniérisme. Le style baroque s’oppose à des tendances qui caractérisaient l’art de la Renaissance : règles de proportions classiques, harmonie des volumes, des lumières et des couleurs. Lire la suite »

Le classicisme

Le classicisme

Le retour au monde classique

Dès la dernière décennie du XVIe siècle, les artistes se tournent ver le monde classique comme modèle de perfection pour sélectionner ce qui est l’idéal du beau. Au XVIIe siècle, le classicisme s’affirma en provoquant une polémique aussi bien avec le maniérisme qu’avec le naturalisme caravagesque, et trouva des formulations très précises, en particulier avec Bellori et dans le milieu de l’Académie française. Lire la suite »

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

Le mouvement Renaissance

C’est en Italie que se développe au milieu du XIVe siècle un mouvement culturel, la Renaissance. Ce tournant décisif, qui marque la scission entre le Moyen Age et les temps modernes, est fortement influencé par l’Humanisme et la Réforme. Il se présente comme une réflexion sur les arts classiques de l’Antiquité grecque et romaine et se manifeste par un intérêt accru pour des poètes depuis longtemps oubliés et un enthousiasme pour la sculpture et les innombrables vestiges d’architecture. Lire la suite »

Fra Filippo Lippi

Fra Filippo Lippi

Filippo Lippi : un esprit rare ?

« Les esprits rares sont des formes célestes et non de stupides cochers ». Cette affirmation, qui a trait à l’ »esprit » de Filippo Lippi (Florence vers 1406 – Spolète 1469), fut au XVIe siècle attribuée par Giorgio Vasari à Cosme l’Ancien (1389-1464), mécène qui plaçait sa confiance dans frère Filippo et commissionna nombre de ses œuvres. Le concept exprimé par Cosme de Médicis s’accorde à merveille avec le climat humaniste du début du XVe siècle florentin, et il est de toute évidence inspiré par le « Symposium » de Platon que Leonardo Bruni avait partiellement traduit. Lire la suite »

L’art à Florence vers 1480

L’art à Florence vers 1480

La peinture florentine aux environs de 1480

Les environs de 1480 sont pour Florence des années de relative stabilité politique. Étouffés par la dure répression de 1478 les derniers sursauts anti-médicéens représentés par la conjuration des Pazzi, le régime personnel de Laurent le Magnifique s’affirme dans le consentement populaire et dans l’absence absolue de personnalités politiques capables de freiner l’évolution lente et inéluctable de la forme de gouvernement républicain en une véritable seigneurie, néanmoins respectueuse des magistratures et des institutions traditionnelles. En outre à cette période Florence connaît une intense activité artistique. Lire la suite »

La cour de Bohême : Maître Théodoric

La cour de Bohême : Maître Théodoric

La cour de Charles IV à Prague

C’est en Bohême où se manifestent les premières expériences picturales du gothique international. Sa situation géographique, véritable Marche entre l’Orient et l’Occident, détermine sa vocation historique et artistique. Sous le règne de Charles IV de Luxembourg, roi de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique (1346-1378), la capitale de l’Empire et le royaume de Bohême connaissent une floraison artistique sans précédent. Prague devient un grand foyer européen où l’art est mis au service des ambitions politiques du souverain. Lire la suite »

Ercole de’ Roberti

Ercole de’ Roberti

Ercole de’ Roberti (Ferrare vers 1456 – 1496)

Troisième des grands peintres ferrarais du XVe siècle, l’activité d’Ercole de’ Roberti se mêle à celle de Francesco del Cossa à Bologne où il fut un remarquable assistant de ce dernier dans des fresques et des œuvres sur bois. De’ Roberti provenait lui aussi de Ferrare où il avait reçu sa première formation et où il avait très probablement travaillé aux côtés de Cossa dans le Salon de Schifanoia. Lire la suite »

Venise, la peinture du Trecento

Venise, la peinture du Trecento

La peinture vénitienne

Venise constitue un monde différent au sein de la Renaissance italienne, période qui commença au milieu du XIVe siècle – après l’ »âge sombre » décrit par Pétrarque, s’étendant de l’Antiquité à sa propre époque -, et s’acheva dans la seconde moitié du XVIe siècle, au moment de la Contre-Réforme. Sur le plan intellectuel, la Renaissance se définissait par un courant humaniste : un programme d’éducation laïque comprenant l’étude des langues et de la littérature classiques : « studia humanitatis ». Sur le plan artistique, un style nouveau se formait à partir du modèle classique, cherchant comme lui un équilibre harmonieux entre idéal et nature. La peinture vénitienne a pour objet la couleur, la lumière, l’espace, alors que la forme y reste une préoccupation secondaire. Lire la suite »

Venise, les débuts de la Renaissance

Venise, les débuts de la Renaissance

Les « scuole » à Venise

Les « scuole », confréries religieuses ainsi nommées par les Vénitiens, étaient particulièrement remarquables. À côté de leurs activités de dévotion, les « scuole » remplissaient un certain nombre de fonctions sociales et étaient engagées dans un ensemble d’œuvres charitables. Elles fournissaient aussi la majorité des effectifs dans les processions, qui étaient la pierre angulaire du rituel civique vénitien. Lire la suite »

Venise, autour de Giovanni Bellini

Venise, autour de Giovanni Bellini

La figure emblématique du Doge

À Venise, au sommet d’une hiérarchie sociale, se trouvait l’oligarchie dirigeante, des « nobili » désignés par le terme de patriciens. Ils représentaient à peu près cinq pour cent de la population à la fin du Quattrocento. C’est en leur sein, parmi un groupe de candidats désignés, que le doge était élu à perpétuité. Figure symbole plutôt que monarque, il était supposé être simplement « primus inter pares » (le premier parmi les pairs). La fonction qu’occupait le doge était de l’ordre du sacré et l’élevait au-dessus de sa simple condition d’homme. Lire la suite »

Vittore Carpaccio

Vittore Carpaccio

Venise à la fin du XVe siècle

Carpaccio naquit vers 1465 et reçut sa formation artistique au cours des dix dernières années du siècle. À cette époque Venise s’apprête à conquérir le titre de la ville la plus triomphante et la mieux gouvernée de l’Occident, comme nous en informe dans ses « Mémoires » Philippe de Commynes, voyageur attentif et fort crédible, émerveillé par cette ville dans laquelle il avait été envoyé en 1495 pour assurer la préparation diplomatique de l’expédition de Charles VIII. La République de Saint Marc, joue encore un rôle prépondérant en Méditerranée grâce à sa flotte. Le long du Grand Canal, marchés et « fondachi » étrangers prospèrent, et la ville prend son aspect définitif. Lire la suite »

La Grande Renaissance vénitienne

La Grande Renaissance vénitienne

La première moitié du XVIe siècle

L’art vénitien de la grande période, au développement parallèle à celui de Rome, est le fait de trois maîtres : Giorgione, Titien et Sebastiano del Piombo. Cette nouvelle génération, doit beaucoup à l’interprétation typiquement vénitienne que ces aînés, comme fut le cas de Giovanni Bellini ou de Carpaccio, ont donné du style de la première Renaissance. Mais, tous ensemble, ils proposeront quelque chose de différent, qui apparaîtra comme un équivalent local de ce que Vasari appelle, pour ce qui concerne Florence et Rome, la « maniera moderna » de Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël. Lire la suite »

Tiziano Vecellio (Titien) biographie

Tiziano Vecellio (Titien) biographie

Tiziano Vecellio (vers 1490 – Venise 1576)

Tiziano Vecellio (Titien en français) est né à Pieve di Cadore, bourgade des Dolomites entourée de forêts séculaires et point de passage vers les cols alpestres. Deuxième enfant de Gregorio Vecellio, il descend d’une austère famille de notaires, d’administrateurs et d’avocats. On ne connaît pas avec certitude la date de naissance du futur peintre. Sa vie durant, Titien laissera courir des informations contradictoires sur sa naissance, se faisant passer pour plus vieux qu’il n’est, afin de se donner une « aura » de patriarche. Lire la suite »

Le portrait vénitien

Le portrait vénitien

L’art du portrait à Venise : influences et innovations

À partir du début XVe siècle, le portrait connut à Venise une très large diffusion, aussi bien parmi les nobles et à la cour que dans la bourgeoisie citadine ; il n’était pas seulement destiné à un usage officiel, mais servait également de témoignage laïque et privé. Les Flamands, notamment Jan van Eyck, enseignèrent à l’Europe l’art du portrait comme œuvre autonome sur tableau : ils adoptèrent la pose de trois quarts, élargirent la vision à la figure entière et imprimèrent au sujet une exceptionnelle vitalité. Lire la suite »

Le Tintoret

Le Tintoret

Une nouvelle génération de peintres vénitiens

Vers le milieu du XVIe siècle, la peinture vénitienne de la Renaissance possède d’ores et déjà une dynamique propre, si puissante qu’elle va perdurer jusqu’à la fin de la république. Les grands maîtres de la deuxième génération de peintres vénitiens du XVIe siècle sont Jacopo Bassano, Jacopo Tintoretto et Paolo Véronèse. Pendant des décennies, Titien domine incontestablement la scène artistique vénitienne. Il a triomphé de tous les concurrents qui se sont mesurés à lui, de loin en loin : Sebastiano del Piombo, Pordenone, Lorenzo LottoLire la suite »

Paolo Veronese

Paolo Veronese

Véronèse : entre Vérone et Venise

Paolo Caliari dit Véronèse, fils de Gabriele, tailleur de pierres (ce qui peut expliquer son goût pour l’architecture) est né à Vérone en 1528. Au début du XVIe siècle, Vérone était l’une des principales villes de la Sérénissime République, mais contrairement aux autres cités, elle disposait, du point de vue artistique, d’une plus large indépendance par rapport à la capitale. Elle représentait un centre autonome plein de vitalité où se côtoyaient des cultures variées. D’une part des modèles archaïsants dans la lignée traditionnelle allant de Mantegna à Bellini et à Giorgione ; d’autre part, on y trouvait des artistes qui avaient pleinement adhéré à la culture maniériste, comme Domenico Brusasorci, Battista Agnolo del Moro et Paolo Farinati. Lire la suite »

Le Trecento : De Rome à Assise, les précurseurs

Le Trecento : De Rome à Assise, les précurseurs

Les grands centres de création

Des échanges fructueux émanent des chantiers où se rencontrent les artistes. Leur grande mobilité engendre une circulation des idées et des formes qui contribue à assurer une unité dans les recherches plastiques. Des grands chantiers de Rome à Assise aux foyers stimulants de Florence et de Sienne, le renouveau artistique est diffusé sous l’impulsion des initiatives ecclésiastiques et laïques. Poussée par le conflit qui l’oppose à l’empereur, la papauté se lance dans une politique de prestige destinée à affirmer sa prééminence. Lire la suite »

Les grands centres artistiques : Padoue et Venise

Les grands centres artistiques : Padoue et Venise

L’école de Padoue

Padoue, ville d’université toute proche de la puissante Venise devint, grâce à la présence de Giotto, l’une des capitales de la peinture italienne, que favorisa aussi l’impulsion donnée aux arts par les De Carrara, seigneurs de la cité à partir de 1337 à 1405. Lire la suite »

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