Posts tagged: peinture

Le style maniériste

Le style maniériste

La « maniéra » italienne

De 1515-1520 à 1575-1580 environ, la peinture italienne prend une forme très particulière, appelée par la suite Maniérisme. Le terme « maniera », d’où découle « maniérisme » (manierismo) en italien, semble généralement employé dans la littérature artistique du XVIe siècle. Dans la troisième partie des « Vies » de Vasari, des expressions comme « maniera moderna » désignent expressément l’art des artistes de la Renaissance, de Léonard de Vinci à Raphaël, et jusqu’à Michel-Ange qui « surpasse et domine tous ceux qui ont presque déjà triomphé de la nature, mais ceux-là mêmes, très célèbres artistes de l’Antiquité, qui la surmontèrent indubitablement si admirablement ». Cette exaltation de la « maniera moderna » supérieure aux modèles de l’Antiquité et à la nature elle-même, reflète une nouvelle conception de l’imitation artistique (imitation non plus des œuvres de la nature, mais de celles des maîtres). Lire la suite »

Pontormo

Pontormo

Le Pontormo (1494-1557)

Jacopo da Pontormo naquit en 1494 à Pontormo, territoire rattaché à Empoli ; il était le fils d’un certain Bartolomeo di Jacopo di Martino Carrucci, peintre florentin de l’école de Ghirlandaio, dont on ne sait rien. Son père mort précocement en 1494, puis sa mère en 1504, il fut confié à sa grand-mère qui lui fit donner une première éducation à Pontormo, le plaçant ensuite à l’âge de treize ans à Florence sous la tutelle du magistrat en charge des pupilles. On ne saurait s’étonner que Jacopo, accablé de tant de deuils, ait été un adolescent mélancolique et solitaire. Il n’eut pas beaucoup de chance avec ses maîtres, car, en l’espace de quatre ou cinq ans, il en changea quatre fois. Mais ce furent des maîtres dont l’influence ne pouvait manquer de s’exercer, bien que dans de sens différents : Léonard de Vinci, Mariotto Albertinelli, Piero di Cosimo, Andrea del Sarto. Lire la suite »

La peinture siennoise : Duccio di Buoninsegna

La peinture siennoise : Duccio di Buoninsegna

Sienne la gothique

Mythiquement fondée par Senius, fils de Remus, Sienne est la cité de la Louve et de ses jumeaux. La position privilégiée qu’occupe la ville la destinait au Haut Moyen Age à tomber sous la domination de différents maîtres et ce n’est qu’en 1147 que l’Empereur a reconnu à la commune de Sienne le droit à un pouvoir politique propre. C’est à cette époque que la rivalité entre Sienne et Florence commença. Lire la suite »

Sienne : l’âge d’Or

Sienne : l’âge d’Or

L’art au service de la politique : le gouvernement des Neuf

La société siennoise est une société civique dans laquelle l’art et la politique sont indissociables et où les commandes artistiques importantes émanent rarement d’individus privés. Pendant près de soixante-dix ans, de 1287 à 1355, Sienne est dirigée par un « Conseil des Neuf » qui, même en son temps est appelé « Il Buon Governo » (le Bon Gouvernement). Élus par tirage au sort, neuf citoyens assument la charge du pouvoir pendant deux mois. Ils vivent reclus dans le Palazzo Pubblico. Lire la suite »

Sienne après la peste noire (1348-1420)

Sienne après la peste noire (1348-1420)

La peste noire : les conséquences sur l’art

L’époque relativement sereine des Neuf s’interrompt brutalement avec l’explosion de la peste noire – dite « Mort Noire » – qui s’était abattue sur l’Europe et qui, à Sienne, tua plus de la moitié de la population pendant l’été 1348. Les années qui suivirent la terrible épidémie furent les plus sombres de l’histoire de Sienne et de Florence, et peut-être de toute l’Europe. La peste noire de 1348 a été qualifiée par les démographes comme « l’un des faits les plus importants de l’histoire de nôtre millénaire » ; Lire la suite »

Le Quattrocento à Sienne : Sassetta

Le Quattrocento à Sienne : Sassetta

La peinture siennoise au Quattrocento

Pendant presque tout le Quattrocento, la peinture siennoise se ressourça davantage à sa propre tradition glorieuse qu’aux nouveautés provenant de Florence. Toutefois, cette fermeture – d’ailleurs partielle – ne signifie pas que l’on ignorait les nouveautés figuratives, et encore moins que l’on avait de préjugés où que l’on éprouvait de l’hostilité à l’égard de ces nouveautés. En fait, on les accueillait favorablement dans la mesure où elles pouvaient être compatibles avec la tradition. À propos de ce phénomène, on peut reprendre la célèbre définition de Roberto Longhi. Il parle de « Renaissance ombragée », c’est-à-dire du « gothique à l’ombre de la Renaissance ». Lire la suite »

Il Vecchietta

Il Vecchietta

L’assimilation des nouvelles tendances

Le peintre Vecchietta se présente comme un compromis entre la tradition siennoise et le nouvel humanisme florentin – ce qui lui permit de servir d’intermédiaire en 1458, à un moment où le climat culturel se modifiait de façon décisive, avec l’élection du pape siennois Pie II (Aeneas Silvius Piccolomini, 1405-1464), issu d’une famille de la noblesse exilée de Sienne, grandit à Corsignano, ville selon lui « de petite renommée ». Il attira l’attention d’abord comme humaniste et poète en langue latine. Lire la suite »

Le Quattrocento à Sienne : Giovanni di Paolo

Le Quattrocento à Sienne : Giovanni di Paolo

Giovanni di Paolo

Les traits distinctifs de la peinture de Giovanni di Paolo (Sienne vers 1395/1400 – 1482) qui marquèrent toute sa longue carrière sont la prédominance de la ligne, parfois presque exacerbée ; le goût par le ton féerique ; et l’analyse minutieuse des données de la nature qui, dans certains paysages splendides, réussit à mêler le réel et l’abstraction fantastique. Lire la suite »

Francesco di Giorgio Martini

Francesco di Giorgio Martini

Francesco di Giorgio Martini (Sienne 1439 – 1502)

Peintre doué dès son plus jeune âge, entièrement intégré dans la tradition siennoise, Francesco di Giorgio Martini qui fut l’élève de Vecchietta, finit sa carrière comme l’un des plus fameux architectes, ingénieurs et « hommes universels » du Quattrocento ; Lire la suite »

Domenico Beccafumi

Domenico Beccafumi

Le voyage initiatique

L’achèvement presque simultané, dans les années 1500-1511, du décor de la chapelle Sixtine, par Michel-Ange, et du décor des chambres du Vatican, par Raphaël, est ressenti comme un événement sans précédent. Avec quelle rapidité se répand la nouvelle de l’achèvement des deux ensembles prodigieux qui marquent un nouveau pas dans le sentiment d’une évolution de l’art vers la perfection! Lire la suite »

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