Posts tagged: Rome

Des architectures peintes

Des architectures peintes

Vues et caprices

Une « vue » (veduta) est la représentation fidèle d’un paysage authentique, urbain ou rurale.  Le « caprice » est un paysage avec des éléments architectoniques purement fictifs, destiné à orner ou à charmer l’œil du spectateur. Lire la suite »

Le grand style romain

Le grand style romain

La peinture baroque

Le terme baroque désigne un parti formel qui s’impose en Italie et en Europe au XVIIe siècle. Les précurseurs stylistiques immédiats du baroque sont la Renaissance et le Maniérisme. Le style baroque s’oppose à des tendances qui caractérisaient l’art de la Renaissance : règles de proportions classiques, harmonie des volumes, des lumières et des couleurs. Lire la suite »

Caravage et le courant caravagesque

Caravage et le courant caravagesque

Le Caravage

Peintre parmi les plus appréciés de l’histoire de l’art, il doit son succès à l’expression véridique et passionnée des scènes qu’il a traitées. Michelangelo Merisi, dit le Caravage (Milan 1571 – Porto Ercole, Grosseto 1610), une vie courte, malheureuse et romanesque sert de cadre à sa très féconde activité artistique. Lire la suite »

Le classicisme

Le classicisme

Le retour au monde classique

Dès la dernière décennie du XVIe siècle, les artistes se tournent ver le monde classique comme modèle de perfection pour sélectionner ce qui est l’idéal du beau. Au XVIIe siècle, le classicisme s’affirma en provoquant une polémique aussi bien avec le maniérisme qu’avec le naturalisme caravagesque, et trouva des formulations très précises, en particulier avec Bellori et dans le milieu de l’Académie française. Lire la suite »

L’Espagne

L’Espagne

L’Espagne, l’âge d’or de la peinture baroque

En dépit de la récession politique et économique qui frappa le XVIIe siècle, l’Espagne connut son âge d’or (« Siglo de Oro »). À cette époque, Madrid est le centre le plus important de toute la péninsule. Son hégémonie indéniable y comprit sur le plan artistique, provient du transfert de la Cour, qui s’y installa en 1561. Le roi Philippe IV fut un important mécène, un grand collectionneur et le protecteur de nombreux artistes. Lire la suite »

Les Flandres à l’ombre de Rubens

Les Flandres à l’ombre de Rubens

Anvers, capital de l’art

Intégrés à l’héritage bourguignon que Philippe II, roi d’Espagne reçoit de son père, l’empereur Charles-Quint, les anciens Pays-Bas sont scindés en deux à la fin du XVIe siècle. Anvers, la ville flamande qui avait hérité de la richesse de Bruges est au XVIIe siècle, le principal centre artistique. Lire la suite »

Fra Angelico

Fra Angelico

Guido di Pietro, dit Fra Angelico

Vraisemblablement né dans les dernières années du XIVe siècle, dans un village du Mugello, au nord-est de Florence, mort à Rome en 1455, est documenté comme peintre à Florence dès 1417. À cette datte, on relève déjà son nom en tant que peintre dans le registre de la Compagnie Saint-Nicolas au Carmine. Entre 1418 et 1423, il entre chez les dominicains. Toute sa vie, il demeure rattaché au couvent San Domenico de Fiesole. Son nom de religion est « frère Jean de Fiesole », mais la postérité a retenu l’épithète d’ »angélique » qu’un poète humaniste lui a décerné peu après sa mort. Lire la suite »

Andrea Mantegna, peintre de cour

Andrea Mantegna, peintre de cour

L’art du prince

Pendant plus de quarante ans, Mantegna occupe la place de peintre de cour à Mantoue. Il servira successivement trois marquis de la dynastie des Gonzaga : Ludovico jusqu’en 1478, son héritier Federico qui meurt peu après en 1484, puis son petit-fils Francesco, époux d’Isabelle d’Este. Cette situation détermine le style des commandes princières que caractérisent une exécution particulièrement soignée, des compositions raffinées, l’usage des matériaux les plus précieux et de la meilleure qualité. Lire la suite »

Jules Romain à Mantoue

Jules Romain à Mantoue

Giulio Romano ou Jules Romain

Giulio Pippi (1499-1546), surnommé Romano parce qu’il est né à Rome fut le plus accompli et le plus fidèle des élèves de Raphaël, collaborant aux Loges, aux Stanze (Chambres) et à la loggia de la Farnesina. En 1521, il hérita de ses biens et de ses dessins avec Gianfrancesco Penni et poursuivit les chantiers engagés, après la mort du maître. Mais il a déjà une activité architecturale propre : villa Lante sur le Janicule (1521-1524, 1530 pour le décor), palais Maccarini (1522-1529), sa propre maison (détruite). En 1524, à l’invitation de l’homme de lettres Baldassare Castiglione, il va s’établir à Mantoue, où il devient le « metteur en scène » de la dernière époque de l’art de cour de la Renaissance en Italie. Lire la suite »

Les fresques de Masolino et Fra Angelico

Les fresques de Masolino et Fra Angelico

Masolino da Panicale et la tradition courtoise

Masolino da Panicale (Tommaso di Cristoforo Fini) Panicale di Valdarno 1383 – Florence 1440. On connaît peu de chose sur sa formation, même si l’influence exercée sur lui par Ghiberti est indiscutable. Il travailla à Florence, où il collabora avec Masaccio ; en 1425 il fut invité à la cour de Hongrie. Présent à Rome entre 1425 et 1428, en 1435 il était à Castiglione Olona, où il peignit à fresque le baptistère et la collégiale. Malgré le voisinage opprimant de génie révolutionnaire de Masaccio, l’on voit que Masolino n’en continuait pas moins à peindre selon la tradition d’un monde courtois dans des tons harmonieux et doux (vert, rose et havane) d’une fraîcheur printanière. Lire la suite »

L’œuvre murale de Raphaël

L’œuvre murale de Raphaël

Raphaël

Raffaello Sanzio, dit Raphaël, (Urbino 1483 – Rome 1520) est l’artiste moderne qui ressemble le plus à Phidias. Les Grecs eux-mêmes disent que ce dernier n’a rien inventé, mais qu’il a porté toutes les formes d’art créés par ses prédécesseurs à un tel degré de perfection, qu’il atteint l’harmonie pure et parfaite. Cette expression « harmonie pure et parfaite » exprime, en réalité, mieux que toute autre ce que Raphaël apporte à l’art italien. Au Pérugin, il emprunte les grâces plutôt fragiles et la douce limpidité de l’école ombrienne qui s’éteint avec lui. Lire la suite »

Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine

Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine

Michelangelo Buonarroti, Michel-Ange (1475-1564)

Michelangelo Buonarroti, Michel-Ange naquit le 6 mars 1475 à Caprese, en Toscane. C’était le fils d’un modeste fonctionnaire. Il passa son enfance à Florence même, et, hors de la ville, dans une maison de campagne qui appartenait à ses parents. Sa famille, de vieille souche, faisait partie d’une des classes les plus élevées de la ville ; ce qui fut pour Michel-Ange, pendant de nombreuses années, un motif de grand fierté. Fidèle à l’idéal platonicien, il ne se maria jamais, il mena une existence des plus simples, et, contrairement aux autres artistes de son temps, il ne fut jamais avide de richesses. Son père et ses quatre frères furent longtemps à sa charge. La mélancolie était un trait important de son caractère, Michel-Ange était un homme aussi très solitaire. Lire la suite »

Rome : le retour de la papauté

Rome : le retour de la papauté

Martin V et le renouveau culturel à Rome

Martin V (pape de 1417 à 1431) revient à Rome le 30 septembre 1420. Pour la première fois depuis 1309, un pape résidait dans la ville de saint Pierre et voyait sa légitimité reconnue par toute l’Europe. Né en 1368, Oddone Colonna, le nouveau pontife (l’élu du concile de Constance), appartient à l’une des plus anciennes familles romaines, les Colonna ; il est probablement en mesure d’opérer avec sagacité dans les méandres de la politique ecclésiastique et séculière. Le retour de Martin V à Rome visait à restituer son autorité à la papauté: il marqua aussi un tournant décisif dans le destin de la cité. Lire la suite »

Alexandre VI Borgia

Alexandre VI Borgia

Le pontificat d’Alexandre VI Borgia

Alexandre VI Borgia (1431-1503) monte sur le trône de Pierre en 1492, une année au cours de laquelle se multiplient des événements historiques lourds de conséquences. En Italie, la mort de Laurent le Magnifique ouvre une période d’instabilité à Florence, où Jérôme Savonarole, devenu prieur du couvent dominicain San Marco, a déjà entamé ses cycles de prédications. Dans le reste de l’Europe, la prise de Grenade met fin à la présence arabe en Espagne, achevant la Reconquista séculaire de la péninsule Ibérique. Lire la suite »

Jules II Giuliano della Rovere

Jules II Giuliano della Rovere

Jules II, pape de 1503 à 1513

Le conclave qui suit la mort de Pie III Todeschini Piccolomini s’ouvre la veille de la Toussaint. C’est un des plus courts de l’histoire de l’Eglise. Trois heures après le coucher du soleil, en ce 31 octobre 1503, les trente-huit cardinaux présents élisent le doyen du Sacré Collège, Giuliano della Rovere, neveu de Sixte IV, qui attend ce moment depuis près de vingt ans. Lire la suite »

Le Trecento : De Rome à Assise, les précurseurs

Le Trecento : De Rome à Assise, les précurseurs

Les grands centres de création

Des échanges fructueux émanent des chantiers où se rencontrent les artistes. Leur grande mobilité engendre une circulation des idées et des formes qui contribue à assurer une unité dans les recherches plastiques. Des grands chantiers de Rome à Assise aux foyers stimulants de Florence et de Sienne, le renouveau artistique est diffusé sous l’impulsion des initiatives ecclésiastiques et laïques. Poussée par le conflit qui l’oppose à l’empereur, la papauté se lance dans une politique de prestige destinée à affirmer sa prééminence. Lire la suite »

Le style maniériste

Le style maniériste

La « maniéra » italienne

De 1515-1520 à 1575-1580 environ, la peinture italienne prend une forme très particulière, appelée par la suite Maniérisme. Le terme « maniera », d’où découle « maniérisme » (manierismo) en italien, semble généralement employé dans la littérature artistique du XVIe siècle. Dans la troisième partie des « Vies » de Vasari, des expressions comme « maniera moderna » désignent expressément l’art des artistes de la Renaissance, de Léonard de Vinci à Raphaël, et jusqu’à Michel-Ange qui « surpasse et domine tous ceux qui ont presque déjà triomphé de la nature, mais ceux-là mêmes, très célèbres artistes de l’Antiquité, qui la surmontèrent indubitablement si admirablement ». Cette exaltation de la « maniera moderna » supérieure aux modèles de l’Antiquité et à la nature elle-même, reflète une nouvelle conception de l’imitation artistique (imitation non plus des œuvres de la nature, mais de celles des maîtres). Lire la suite »

Rosso Fiorentino

Rosso Fiorentino

Rosso Fiorentino (Florence 1494 – Fontainebleau 1540)

On ne sait rien concernant les premières années de formation de Giovan Battista di Jacopo, surnommé le Rosso à cause de la teinte de ses cheveux. Du même âge que le Pontormo, il avait un caractère très différent : bavard, affable, de physique avenant, aimant la philosophie et la musique. Il fut l’un des créateurs de la « manière » florentine avec le Pontormo et d’autres artistes qui avaient étudié les cartons de Michel-Ange et de Léonard de Vinci, pour les deux « Batailles » du palais de la Seigneurie. Lire la suite »

Le Maniérisme à Rome

Le Maniérisme à Rome

La « diaspora » des maniéristes après le Sac de Rome

Le maniérisme romain s’exprime surtout dans la seconde moitié du siècle lorsque Rome dévastée en 1527 reprend son importance. Avec le Sac de Rome en 1527, se produisit un exode général se transformant en une véritable diaspora partant dans toutes les directions. Perino del Vaga se trouve en 1528 à Gênes, puis il va à Pise, revient à Gênes, et rentre finalement à Rome pour y assumer un grand rôle sous le pontificat de Paul III Farnèse (fresques du Château Saint-Ange). Le Sac incite également le Parmesan à retourner définitivement en Emilie (où il atteindra le sommet de son art poétique dans des œuvres comme les fresques de la Steccata ou la « Madone au long cou »), tandis que Rosso Fiorentino, après avoir erré pendant quelque temps entre l’Ombrie et la Toscane (« Déposition de Croix » 1527-1528, San Sepolcro), prend la décision de s’installer en France ; Lire la suite »

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