Category: La peinture vénitienne

Venise, la peinture du Trecento

Venise, la peinture du Trecento

La peinture vénitienne

Venise constitue un monde différent au sein de la Renaissance italienne, période qui commença au milieu du XIVe siècle – après l’ »âge sombre » décrit par Pétrarque, s’étendant de l’Antiquité à sa propre époque -, et s’acheva dans la seconde moitié du XVIe siècle, au moment de la Contre-Réforme. Sur le plan intellectuel, la Renaissance se définissait par un courant humaniste : un programme d’éducation laïque comprenant l’étude des langues et de la littérature classiques : « studia humanitatis ». Sur le plan artistique, un style nouveau se formait à partir du modèle classique, cherchant comme lui un équilibre harmonieux entre idéal et nature. La peinture vénitienne a pour objet la couleur, la lumière, l’espace, alors que la forme y reste une préoccupation secondaire. Lire la suite »

Venise, les débuts de la Renaissance

Venise, les débuts de la Renaissance

Les « scuole » à Venise

Les « scuole », confréries religieuses ainsi nommées par les Vénitiens, étaient particulièrement remarquables. À côté de leurs activités de dévotion, les « scuole » remplissaient un certain nombre de fonctions sociales et étaient engagées dans un ensemble d’œuvres charitables. Elles fournissaient aussi la majorité des effectifs dans les processions, qui étaient la pierre angulaire du rituel civique vénitien. Lire la suite »

Venise, autour de Giovanni Bellini

Venise, autour de Giovanni Bellini

La figure emblématique du Doge

À Venise, au sommet d’une hiérarchie sociale, se trouvait l’oligarchie dirigeante, des « nobili » désignés par le terme de patriciens. Ils représentaient à peu près cinq pour cent de la population à la fin du Quattrocento. C’est en leur sein, parmi un groupe de candidats désignés, que le doge était élu à perpétuité. Figure symbole plutôt que monarque, il était supposé être simplement « primus inter pares » (le premier parmi les pairs). La fonction qu’occupait le doge était de l’ordre du sacré et l’élevait au-dessus de sa simple condition d’homme. Lire la suite »

Vittore Carpaccio

Vittore Carpaccio

Venise à la fin du XVe siècle

Carpaccio naquit vers 1465 et reçut sa formation artistique au cours des dix dernières années du siècle. À cette époque Venise s’apprête à conquérir le titre de la ville la plus triomphante et la mieux gouvernée de l’Occident, comme nous en informe dans ses « Mémoires » Philippe de Commynes, voyageur attentif et fort crédible, émerveillé par cette ville dans laquelle il avait été envoyé en 1495 pour assurer la préparation diplomatique de l’expédition de Charles VIII. La République de Saint Marc, joue encore un rôle prépondérant en Méditerranée grâce à sa flotte. Le long du Grand Canal, marchés et « fondachi » étrangers prospèrent, et la ville prend son aspect définitif. Lire la suite »

La Grande Renaissance vénitienne

La Grande Renaissance vénitienne

La première moitié du XVIe siècle

L’art vénitien de la grande période, au développement parallèle à celui de Rome, est le fait de trois maîtres : Giorgione, Titien et Sebastiano del Piombo. Cette nouvelle génération, doit beaucoup à l’interprétation typiquement vénitienne que ces aînés, comme fut le cas de Giovanni Bellini ou de Carpaccio, ont donné du style de la première Renaissance. Mais, tous ensemble, ils proposeront quelque chose de différent, qui apparaîtra comme un équivalent local de ce que Vasari appelle, pour ce qui concerne Florence et Rome, la « maniera moderna » de Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël. Lire la suite »

Tiziano Vecellio (Titien) biographie

Tiziano Vecellio (Titien) biographie

Tiziano Vecellio (vers 1490 – Venise 1576)

Tiziano Vecellio (Titien en français) est né à Pieve di Cadore, bourgade des Dolomites entourée de forêts séculaires et point de passage vers les cols alpestres. Deuxième enfant de Gregorio Vecellio, il descend d’une austère famille de notaires, d’administrateurs et d’avocats. On ne connaît pas avec certitude la date de naissance du futur peintre. Sa vie durant, Titien laissera courir des informations contradictoires sur sa naissance, se faisant passer pour plus vieux qu’il n’est, afin de se donner une « aura » de patriarche. Lire la suite »

Le portrait vénitien

Le portrait vénitien

L’art du portrait à Venise : influences et innovations

À partir du début XVe siècle, le portrait connut à Venise une très large diffusion, aussi bien parmi les nobles et à la cour que dans la bourgeoisie citadine ; il n’était pas seulement destiné à un usage officiel, mais servait également de témoignage laïque et privé. Les Flamands, notamment Jan van Eyck, enseignèrent à l’Europe l’art du portrait comme œuvre autonome sur tableau : ils adoptèrent la pose de trois quarts, élargirent la vision à la figure entière et imprimèrent au sujet une exceptionnelle vitalité. Lire la suite »

Le Tintoret

Le Tintoret

Une nouvelle génération de peintres vénitiens

Vers le milieu du XVIe siècle, la peinture vénitienne de la Renaissance possède d’ores et déjà une dynamique propre, si puissante qu’elle va perdurer jusqu’à la fin de la république. Les grands maîtres de la deuxième génération de peintres vénitiens du XVIe siècle sont Jacopo Bassano, Jacopo Tintoretto et Paolo Véronèse. Pendant des décennies, Titien domine incontestablement la scène artistique vénitienne. Il a triomphé de tous les concurrents qui se sont mesurés à lui, de loin en loin : Sebastiano del Piombo, Pordenone, Lorenzo LottoLire la suite »

Paolo Veronese

Paolo Veronese

Véronèse : entre Vérone et Venise

Paolo Caliari dit Véronèse, fils de Gabriele, tailleur de pierres (ce qui peut expliquer son goût pour l’architecture) est né à Vérone en 1528. Au début du XVIe siècle, Vérone était l’une des principales villes de la Sérénissime République, mais contrairement aux autres cités, elle disposait, du point de vue artistique, d’une plus large indépendance par rapport à la capitale. Elle représentait un centre autonome plein de vitalité où se côtoyaient des cultures variées. D’une part des modèles archaïsants dans la lignée traditionnelle allant de Mantegna à Bellini et à Giorgione ; d’autre part, on y trouvait des artistes qui avaient pleinement adhéré à la culture maniériste, comme Domenico Brusasorci, Battista Agnolo del Moro et Paolo Farinati. Lire la suite »

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