Le musée du Luxembourg présente la première exposition d’envergure en France consacrée uniquement à l’œuvre de Leonora Carrington. Rassemblant 126 œuvres, elle présente Carrington comme une « Femme de Vitruve » : une artiste totale, représentant un modèle en terme d’harmonie et d’innovation. Ses créations fusionnent humain et animal, masculin et féminin, donnant forme à un monde où métamorphoses et symboles se répondent.

Créatrice à l’imagination singulière, Leonora Carrington (Clayton-le-Woods, Lancashire, 1917 – Mexico, 2011) a su fusionner l’art, la littérature et la vie dans une série de cosmologies personnelles façonnées par les idées de métamorphose, de réinvention et de quête. Elle a mené une vie en décalage avec son époque : exilée, mère, survivante de la violence et des abus de la psychiatrie du XXe siècle.

Le voyage de Carrington, qu’il soit réel ou symbolique, occupe une place centrale dans sa manière d’envisager la vie. La France a joué un rôle déterminant dans sa formation et le début de sa carrière. Elle s’y installe en 1937 avec Max Ernst et intègre le groupe surréaliste. Son cheminement de vie la mènera ensuite en Espagne, à New York et, finalement, au Mexique, autant de lieux où elle développe une voix artistique et littéraire tout à fait singulière.

À travers une approche chronologique et thématique, ainsi qu’une présentation inédite de ses créations visionnaires diverses, le parcours de l’exposition explore les thèmes et centres d’intérêts principaux de Carrington : découverte de l’art classique italien à Florence durant l’ adolescence, fascination pour la Renaissance, origines celtiques et post-victoriennes, ou encore participation au surréalisme pendant son séjour en France. L’exposition met ainsi en lumière l’héritage exceptionnel de cette voyageuse perpétuelle, toujours en quête de connaissance d’elle-même.












