Raoul Dufy : La mélodie du bonheur

(Jusqu'au 20 septembre 2026)


Consacrée à l’un des artistes les plus populaires de la scène française de la première moitié du XXᵉ siècle, au style immédiatement reconnaissable, l’exposition rend notamment justice à l’extraordinaire diversité du génie de Dufy. Loin de se limiter à la seule peinture de chevalet, il s’est passionné pour le dessin, la gravure, la céramique et l’art textile.

Première collaboration du partenariat entre Les Franciscaines de Deauville et le Centre Pompidou, l’exposition Raoul Dufy, La Mélodie du bonheur se présente comme une rétrospective puisant dans le fonds d’œuvres considérable de l’artiste normand (Le Havre, 1877 – Forcalquier, 1953) conservé par le Musée national d’Art Moderne, augmenté de quelques œuvres de la collection des Franciscaines. Une centaine d’œuvres, dont une soixantaine de peintures, est présentée dans un parcours en dix sections à la fois chronologiques et thématiques, explorant, entre autres, ses liens normands et ses inspirations musicales.

Baigneuses, 1919, Raoul Dufy,
Centre Pompidou
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L’Atelier de l’impasse Guelma, 1935/1952, Raoul Dufy, Paris, Centre Pompidou.


L’inspiration de la peinture de Dufy se focalise souvent sur les rivages marins, qu’il peuple de figures féminines allégoriques auxquelles se mêlent en toute fantaisie de petits équidés. Il remporte d’ailleurs un franc succès avec ses champs de courses, souvent observés à Deauville, où il fait plusieurs séjours. La représentation de ses propres lieux de création est un thème très régulier chez Dufy. Ce thème est intimement lié à celui de la musique, dont l’artiste, issu d’une famille de musiciens et mélomane éclairé, ne se lasse pas de chercher des correspondances avec sa peinture. La mélodie du bonheur, c’est la scène de plage, de baigneurs en bord de mer ou encore la joie de la victoire sur un hippodrome. L’exposition s’ouvre avec trois autoportraits montrant Dufy à différentes périodes de sa longue carrière, qui, par leurs styles très divers, donnent déjà au visiteur un aperçu de son évolution. Elle s’achève avec l’ultime et émouvante série des « Cargos noirs ».