Le musée Jacquemart-André met à l’honneur l’un des principaux acteurs de la Renaissance italienne, Jacomo Robusti, dit Tintoret (1518/19-1594). Cette exposition présente pour la première fois en France un panorama de l’ensemble de la carrière de Tintoret et démontre comment son héritage artistique s’étend au-delà des siècles et des frontières jusqu’à en faire un artiste de référence pour la peinture française du XIXe siècle.

L’exposition reviendra sur l’ascension spectaculaire de l’artiste dans la Venise de la seconde moitié du XVIe siècle. Dès les années 1540, Tintoret obtient des commandes prestigieuses, parmi lesquelles le célèbre Miracle de l’esclave (1548), qui affirme son statut de peintre. Avec son atelier, il domine par la suite le marché des grands cycles décoratifs vénitiens. Après les incendies qui ravagent le Palais des Doges, il participe aux vastes campagnes décoratives du bâtiment et réalise à partir de 1588 l’immense Paradis, toile monumentale longue de 26 mètres peuplée de centaines de personnages.

Le nom de l’artiste demeure indissociable de la Scuola Grande di San Rocco, dont il devient le peintre officiel entre 1564 et 1588. Le Tintoret dérange autant qu’il fascine. Giorgio Vasari lui-même peine à le classer parmi ses contemporains et décrit volontiers un peintre hors norme, prêt à bouleverser les conventions esthétiques autant que les usages commerciaux pour obtenir des commandes.

Rassemblant une quarantaine de peintures et d’oeuvres graphiques issues de collections publiques et privées, françaises, italiennes et internationales, l’exposition propose un parcours thématique permettant de saisir la diversité et l’ampleur de l’oeuvre de Tintoret autour de plusieurs axes.












