Category: Le Quattrocento

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

La Renaissance à Florence : le Quattrocento

Le mouvement Renaissance

C’est en Italie que se développe au milieu du XIVe siècle un mouvement culturel, la Renaissance. Ce tournant décisif, qui marque la scission entre le Moyen Age et les temps modernes, est fortement influencé par l’Humanisme et la Réforme. Il se présente comme une réflexion sur les arts classiques de l’Antiquité grecque et romaine et se manifeste par un intérêt accru pour des poètes depuis longtemps oubliés et un enthousiasme pour la sculpture et les innombrables vestiges d’architecture. Lire la suite »

Masaccio : l’architecture et l’espace

Masaccio : l’architecture et l’espace

Tommaso di Ser Giovanni di Mone Cassai, dit Masaccio

Les témoignages confirment l’appartenance de Masaccio (1401-1428) à un « groupe », une « tendance » selon la terminologie des avant-gardes, qui est au cœur du renouveau humaniste dans la Florence du Quattrocento. Donatello et le réalisme désinhibé de ses figures pour le Campanile, Nanni di Banco et la sereine pureté de ses statues pour Orsanmichele, Brunelleschi, « roi du monde » (selon le mot célèbre de Benedetto Dei), véritable maître de l’espace et de la perspective, qui déclarera, à la nouvelle de la mort prématurée de Masaccio : « Nous avons subi une grande perte ». Lire la suite »

Fra Angelico

Fra Angelico

Guido di Pietro, dit Fra Angelico

Vraisemblablement né dans les dernières années du XIVe siècle, dans un village du Mugello, au nord-est de Florence, mort à Rome en 1455, est documenté comme peintre à Florence dès 1417. À cette datte, on relève déjà son nom en tant que peintre dans le registre de la Compagnie Saint-Nicolas au Carmine. Entre 1418 et 1423, il entre chez les dominicains. Toute sa vie, il demeure rattaché au couvent San Domenico de Fiesole. Son nom de religion est « frère Jean de Fiesole », mais la postérité a retenu l’épithète d’ »angélique » qu’un poète humaniste lui a décerné peu après sa mort. Lire la suite »

Les architectes du Quattrocento à Florence

Les architectes du Quattrocento à Florence

Brunelleschi, le précurseur

Célébré par ses contemporains comme l’ »ingénieux ingénieur » qui sut conduire le chantier du dôme de la cathédrale, Brunelleschi fut salué plus tard par Filarete comme celui qui sut retrouver la « manière antique de bâtir » (1470), et par Vasari comme l’homme « envoyé par le Ciel pour rénover l’architecture égarée depuis des siècles » (1550). Fils d’un notaire florentin Filippo Brunelleschi (1377-1446) reçut une formation d’orfèvre, formation initiale habituelle des sculpteurs. Lire la suite »

La sculpture du Quattrocento à Florence

La sculpture du Quattrocento à Florence

L’inspiration antique des sculpteurs

Au début du XVe siècle, et alors que l’Église reste pratiquement le seul commanditaire des œuvres, la sculpture a toujours une vocation religieuse ou décorative. Destinés aux portails, aux autels et aux tombeaux, ses sujets demeurent restreints : l’artiste ne peut que privilégier le Christ, la Vierge, les saints et les allégories des Vertus, aborder le nu en traitant Adam, Ève ou saint Sébastien, et représenter l’individu en exécutant son gisant. L’émergence dans ce domaine d’un art profane est lente. Vers le milieu du Quattrocento, toutefois, on peut déceler les signes d’un renouveau : Lire la suite »

Paolo Uccello

Paolo Uccello

La peinture, une science

Le charme étrange de Paolo Uccello (1397-1475) naît de sa fidélité à l’Europe gothique, de sa situation marginale dans cette Florence en laquelle les historiens, dès la Renaissance, ont vu le centre de diffusion d’un langage nouveau, langage auquel Paolo di Dono resta étranger, si même il n’en fut pas, comme c’est probable, l’adversaire intransigeant. Avec Masaccio et Piero della Francesca, Paolo Uccello apparaît comme l’une des personnalités le plus marquantes de la Renaissance florentine, se distinguant par une recherche permanente de la pureté de la forme et de l’expression. Lire la suite »

La peinture narrative à Florence au Quattrocento

La peinture narrative à Florence au Quattrocento

Les grands peintres narrateurs

Après le départ définitif de Piero della Francesca de Florence, vers 1440, la peinture et l’architecture florentine subissent l’effet de la disparition de la première génération des grands inventeurs, entre 1460 et 1470. La ville reste toutefois un foyer artistique dynamique grâce à l’activité permanente des illustrateurs dont les œuvres, nombreuses et divertissantes, semblent s’inscrire dans la tradition populaire des romans courtois. Le sens du récit qui était apparu chez Pesellino s’épanouit avec Benozzo Gozzoli, Alesso Baldovinetti et trouve son aboutissement dans les réalisations de Domenico Ghirlandio. Lire la suite »

Fra Filippo Lippi

Fra Filippo Lippi

Filippo Lippi : un esprit rare ?

« Les esprits rares sont des formes célestes et non de stupides cochers ». Cette affirmation, qui a trait à l’ »esprit » de Filippo Lippi (Florence vers 1406 – Spolète 1469), fut au XVIe siècle attribuée par Giorgio Vasari à Cosme l’Ancien (1389-1464), mécène qui plaçait sa confiance dans frère Filippo et commissionna nombre de ses œuvres. Le concept exprimé par Cosme de Médicis s’accorde à merveille avec le climat humaniste du début du XVe siècle florentin, et il est de toute évidence inspiré par le « Symposium » de Platon que Leonardo Bruni avait partiellement traduit. Lire la suite »

Sandro Botticelli

Sandro Botticelli

Sandro Botticelli, (Florence 1445 – 1510)

Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, Sandro Botticelli, est né à Florence en 1445 où il meurt en 1510, « à l’écart et dans le silence », écrit Vasari. Vers 1464, il entre dans l’atelier de Filippo Lippi et probablement en 1474 il ouvre son propre atelier. Il peint, pour le Tribunal de Commerce, sa première œuvre importante « La Force ». En 1478 environ, il peint pour la villa Médicis de Castello ces deux célèbres tableaux « Le Printemps » et la « Naissance de Vénus », tous deux inspirés par ce milieu florentin où l’humanisme tend vers des images symboliques et où domine la personnalité de Marsile Ficin. Lire la suite »

L’art à Florence vers 1480

L’art à Florence vers 1480

La peinture florentine aux environs de 1480

Les environs de 1480 sont pour Florence des années de relative stabilité politique. Étouffés par la dure répression de 1478 les derniers sursauts anti-médicéens représentés par la conjuration des Pazzi, le régime personnel de Laurent le Magnifique s’affirme dans le consentement populaire et dans l’absence absolue de personnalités politiques capables de freiner l’évolution lente et inéluctable de la forme de gouvernement républicain en une véritable seigneurie, néanmoins respectueuse des magistratures et des institutions traditionnelles. En outre à cette période Florence connaît une intense activité artistique. Lire la suite »

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